À l’occasion de la présentation de son rapport annuel, la Fondation pour le logement des défavorisés met en lumière une forme de mal-logement encore peu visible : l’hébergement chez un tiers. Cette situation concerne particulièrement les jeunes, qui vivent le plus souvent par contrainte chez un proche, un ami ou une connaissance. En raison de ressources limitées et d’un accès restreint à des logements abordables, beaucoup d’entre eux ne parviennent pas à accéder à un logement autonome. On observe même un retour au domicile parental au-delà de 25 ans. Bien qu’elle puisse sembler moins critique que d’autres situations de mal-logement, cette réalité s’accompagne souvent de conditions de vie précaires : instabilité résidentielle, sur-occupation des logements ou encore dépendance vis-à-vis de l’entourage. On parle de mal-logement « invisible » car les personnes concernées ne sont ni sans domicile ni officiellement recensées comme telles. Elles échappent ainsi en grande partie aux statistiques et aux politiques publiques. Le recours à l’hébergement chez un tiers concerne aujourd’hui plus d’un demi-million de personnes en France et tend à s’accroître dans la durée (+15% en 7 ans). Il révèle une réalité préoccupante : de nombreux jeunes vivent dans une grande incertitude et sont contraints de renoncer à l’indépendance. Ne pouvant accéder à un logement autonome, ils n’ont d’autre choix que de résider temporairement ou durablement avec leur entourage. Télécharger le rapport : https://www.fondationpourlelogement.fr/wp-content/uploads/2026/02/reml-2026-rapport-etat-mal-logement-2026.pdf
